Yzeures’n rock… Dans ma tête c’est Woodstock !


Culture& Société. / vendredi, août 18th, 2017

Vendredi 4 Aout j’ai craqué sur un petit haut floqué WOODSTOCK et le lendemain j’ai fait YZEURES N ROCK.

Bizarrement dans mes jeunes années j’étais plus clubbeuse que festivalière, je dansais devant l’effet miroir perché sur hauts talons et coincée dans une petite robe et j’aimais ça.

Et puis j’ai laissé tombé les talons et les boites des nuits, sauf cette fois où je suis passée devant le videur avec ma paire de Jordan: ca reste un de mes plus beau souvenirs.

J’avais envie et besoin d’autre chose, de nouvelles vybes de nouvelles ambiances, j’avais raté les terres du son le mois d’avant donc clairement l’objectif c’était de trouver un nom plutôt familier dans la programmation parce que je n’y serai pas aller pour les Fréro de la Véga…. En revanche pour un Marley Oui, oui n’importe lequel des Marleys en concert considérant qu’il y a 99% de chances qu’il reprenne le répertoire de son père ca me permet d’oublier qu’il est mort avant que je naisse et que la vie est injuste.

Je referais un point sur la prog parce que j’attendais 3 artistes et que ca a fusé au delà de mes attentes mais bon d’abord on est traverse des petites routes de campagne en écoutant DIAMS.
On m’a dit de prendre de quoi dormir au cas ou…. J’ai un plaid et un micro coussin dans mon sac et quand tout le monde se plaint de ne pas avoir la tante Qechua 2 secondes mais j’ai pas de tante Quechua du tout .

On a du rosé et de la beuh ca me parait plus que suffisant.
On arrive un peu tard sur place, on laisse la caisse avec tout dedans et on suit la musique….
Y’a pas trop de queue, ca bouge vite, je vois qu’ils fouillent je panique mais il recale les crèmes solaires et bouteilles en verres, c’est pas la bac, c’est KyMani Marley qui nous acceuille et je me sens direct dans l’ambiance. Pour l’instant je ne vois rien d’autre que la scène, petite foule assez timide pour l’instant mais comme annoncé il reprends les classqiues de son père : could you be loved ?

Bon il l’a faite deux fois et la deuxième j’avais vraiment envie de faire pipi donc j’ai déserté le devant de la scène. C’était juste histoie d’un aller-retour masi on est passé devant les stands de bouffe et j’ai eu faim. Et dans la queue pour acheter THE gobelet soyvenirs et les tickets pour le remplir j’entends  » Redemption song ». Je l’entends très bien, il l’a fait bien il a des tonnalités qui rappellent son père bien qu’un peu plus moderne donc plus dancehall soundsytem. Ca reste la marque MARLEY ( je reviendrais sur la théorie des marques, j’avais déjà parler de la marque WILLIAMS, Séréna pas les rasoirs hein).

Foutu pour foutu après avoir essayé les toilettes sèches qui de ce qu’ont m’a dit sont bien en deça des standards festivaliers, nous décidames de nous poser sur l’herbe à proximité de la deuxième scène vide car la première battait toujours le rythme. J’ai aussi testé les américains à la viande pas cuite et au pain de la vieille, les frites étaient pas mal, j’en ai pris deux fois.

Bon d’accord ce n’était pas Woodstock personne n’avait allumé de feu de camps ni ramené sa guitare mais l’esprit y était.
ET encore d’accord j’étais pas tout à fait sobre, mais j’étais vraiment BIEN. Pas bien du genre  » je suis pas bourrée je suis bien » parce que déjà la bierre n’était pas géniale et que les frites ont bien épongés mais bien genre genre dans état de pleinitude absolument délicieuse qui m’a suivie jusque dans les 48heures, c’est l’effet YZEURES.
De là j’ai un peu perdu la notion du temps et des artistes et puis un bruit strident de guitare électrique venant de l’autre scène à l’autre bout et j’ai reconnu Georgio.
J’ai retrouvé ses mélodies si particulière, très parisiennes ses ritournelles sur lesquelles il poétise une mélancolie acerbe , saccadées par des break presque métalleux. J’ai retrouvé tout ça et j’ai découvert une bête de scène qui incarne ses texte avec une maturité et un charisme surprenant du haut de ses 24 ans et de ses petits bras. Et là je réalise que Georgio mérite un article à lui tout seul: il y aura donc la marque Georgio.

J’ai résisté à l’envie d’aller le voir au stand de marchandising parce que je ne suis pas non plus une groupie et puis j’ai repris des frites. Comme on avait compris le principe, nous sommes allées attendre CHINISE MAN au bord de la scène le temps que concert précédent se termine. JAHNERATION je crois, ca sonnait bien avec de vrais instruments et tout et tout mais tout le temps attendait les DJ et ça s’est vite rempli de l’autre côté.
Forcément l’attente fut plus longue, le décor fut plus sophistiqué et a permis une mise en scène digne des premiers DJs du get down avec 3 MCs au top dont je n’ai pas su retenir les noms.

Une tuerie.

Tout le monde danse et personne se bouscule, tous le monde se sourit.

En fin PANDA DUB de l’autre côté, pas ma cam habituellement mais je me laisse porter par l’ambiance et je danse en enfer qu’il a dit le ouf.

Je crois que c’est ça les festivals c’est l’occasion de redéfinir ton enfer, si c’est ça l’enfer alors la vie ne l’est pas tant que ça et cet apaisement a perduré sur le trajet du retour vers la voiture après en avoir toute conclue que nous avions vêcu le meilleure de cette soirée et que nous pouvions rentrer affronter nos vies différement compliquées.
Premier obstacle le froid, une fois qu’on a arrêté de danser il faisait 12°, d’accord je commençais à me plaindre de pas grand chose quand une fille a dit :
– si tu as froid c’est que tu n’as pas assez bu ! L’alcool est la solution à tous les problèmes! …Sauf à l’alcolisme, faut pas déconner !
On a rioglé et on a retrouvé la voiture: on avait plus froid.
La cerise sur le gâteau personne sur les routes, des oeufs brouillés et un verre d’eau, j’ai dormi jusqu’à entendre ma fille réclamer ma présence vers 11h30, je ne lui ai pas dit que j’ai dansé en enfer…

Biz Bob

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